Français English

Parc Eolien

Changer la taille des caractères :   agrandir agrandir diminuer

 

    éoliennes en plein champs
Contexte

Dans le cadre des conférences internationales de Kyoto et Buenos Aires, de nombreux Etats ont pris l’engagement de développer les énergies renouvelables pour réduire les émissions de gaz à effets de serre. Parmi les différentes sources d’énergies renouvelables, l’éolien apparaît comme une des sources les plus propices pour répondre rapidement aux impératifs environnementaux actuels.
En 2001, l’Union Européenne adopte la directive relative à la promotion de l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables par laquelle les Etats membres s’engagent à produire 22% de leur consommation d’électricité via les énergies renouvelables à l’horizon 2010. En puissance installée, cela correspond à environ 40.000 MW.
Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, le gouvernement français a défini comme objectif de couvrir au moins 25% des besoins du pays en énergie à partir de ressources renouvelables d’ici 2020.
 
La France possédant un potentiel très favorable – 2e gisement éolien en Europe, après la Grande Bretagne –, la production d’électricité éolienne revêt une importance tout à fait essentielle. Grâce aux avancées technologiques de ces dix dernières années, les fabricants d’éoliennes disposent désormais d’une technique parfaitement au point qui permet d’utiliser judicieusement le gisement éolien.
 
Le secteur de l’éolien est régi par différents textes de loi qui donnent un cadre bien réglementé au développement de l’éolien et à l’exploitation des parcs éoliens en France.
 
Au début de l’année 2008, la puissance éolienne installée en France a atteint près de 2.500 MW. La France occupe ainsi la 5e place dans l’Union Européenne derrière l’Allemagne, l’Espagne, le Danemark et l’Italie. Pour la seule année 2007, la France a vu son parc éolien national s’agrandir de 888 MW.
 
Atouts de l’énergie éolienne
 
Les observations scientifiques sur le changement du climat de notre planète rendent incontournable le recours à des démarches écologiques et durables en matière d’énergie. La diminution prévisible des ressources énergétiques classiques (pétrole, charbon, lignite…) nécessite la promotion de solutions alternatives pour l’approvisionnement en énergie de notre société.
 
Deux axes seront déterminants : d’une part, la prise de conscience écologique incite le citoyen à réduire sa consommation d’énergie au quotidien et, d’autre part, les gouvernements favorisent la diversification du bouquet énergétique.
 
L’énergie éolienne est une énergie :
 
Propre et écologique : l’éolien ne produit aucun gaz à effet de serre, ni fines particules ou n’importe quel autre type de pollution de l’air et de l’eau à l’inverse des énergies fossiles conventionnelles (charbon, fioul, gaz). L’éolien de produit aucun déchet à vies longues comme le nucléaire. La part infime d’énergie nécessaire à la fabrication des éoliennes est restituée en quelques mois de fonctionnement.
 
Renouvelable, inépuisable et gratuite car le vent soufflera toujours ! Son approvisionnement ne sera donc jamais un problème. En revanche, les matières premières des ressources fossiles et nucléaires sont limitées, se raréfient et, à moyens termes, seront épuisées ce qui les rend de plus en plus chères (coût du baril en hausse régulière). De plus, leur extraction, transport et transformation engendrent des coûts annexes comme les mesures de sécurité des centrales de production, des trains et convois, ou encore le nettoyage et les dommages des marées noires.
 
Locale (décentralisée) : la dépendance de pays fournisseurs de gaz et uranium principalement situés dans des régions politiquement instables, représente un facteur de risque pour l’approvisionnement. Le vent représente, en dehors de son accessibilité inconditionnée, une mise en valeur d’une ressource locale.
 
La production est par ailleurs en harmonie avec nos besoins : les variations saisonnières de la production de l’électricité éolienne concordent avec la consommation des ménages. En hiver, la consommation moyenne d’électricité est plus importante, tout comme la production éolienne grâce aux vents hivernaux plus forts.
 
Sans nuisance pour l’homme et ses activités – notamment l’agriculture – les animaux et la nature. L’emprise au sol des éoliennes représente moins de 1% de la superficie totale du site : le reste est libre pour d’autres activités, agricoles notamment.
 
Réversible à 100% : une éolienne et ses installations annexes, comme ses fondations et chemins d’accès, sont entièrement démontables et largement recyclables (acier des mâts, câbles en cuivre…). Un parc éolien ne constitue donc pas un fardeau pour les générations futures. Sur demande, les chemins peuvent rester en place pour continuer leur utilisation.
 
Créatrice d’emplois : "A l'heure actuelle, la filière éolienne en France représente l'équivalent de 4.000 emplois à temps plein. Si notre pays développe suffisamment la filière pour réaliser les objectifs européens de production d'énergie d'origine renouvelable, l'énergie éolienne serait alors en mesure d'employer un total de 60.000 personnes d'ici 2020"(source : France Energie Eolienne)
 
Engendre des bénéfices locaux par la diversification et l’augmentation des revenus pour les agriculteurs et les communes ou communautés de communes par le biais de la taxe professionnelle. Les parcs éoliens représentent par ailleurs un intérêt touristique en tant que vitrine technologique pour des scolaires et des touristes, à l’instar d’autres ouvrages de génie civil.
 
Zones de développement éolien
 
 
Afin d’encadrer le développement des parcs éoliens, le législateur a confié aux collectivités locales l’élaboration d’un outil de planification : les zones de développement éoliens (ZDE).

Depuis le 14 juillet 2007, les parcs éoliens doivent se situer dans une ZDE afin de pouvoir bénéficier de l’obligation d’achat de l’électricité produite. Depuis son entrée en vigueur en 2007, cette loi a eu une incidence directe sur l’activité de développement de projets : désormais, il faut d’abord s’assurer qu’un projet se trouve dans une ZDE, si non, il faudra attendre que le projet soit intégré – un jour – dans une telle zone.

Ces zones sont proposées le plus souvent par les communautés de communes en concertation avec la population en fonction de trois critères :
·         le potentiel éolien,
·         les possibilités de raccordement aux réseaux électriques  
·         la protection des paysages, monuments historiques et sites remarquables et protégés.
 
Les collectivités établissent ensuite le périmètre de la ZDE ainsi qu’un plancher et un plafond fixant la puissance des futurs parcs éoliens. D’éventuelles éoliennes existantes sont prises en compte dans ce calcul, quelles que soient leur taille et puissance.

Il revient ensuite aux Préfets des départements de valider les ZDE.

A la fin de l’année 2007, les premières ZDE commencent à émerger en France.
 
 
02/08/2017

Spectacle des Etincelles Aquatiques